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J’aime danser, chanter, être sur scène.

Nadège est danseuse/chanteuse à la Revue depuis 2004.

Elle partage avec nous son parcours depuis son plus jeune âge, ses émotions autour de ses passions.

Bonjour Nadège. Alors dites-nous comment tout à commencé ?

Je crois que tout a vraiment commencé quand petite, vers 12 ans, j’étais au centre de Loisirs. En effet, un des animateurs Cyril Laparre y organisait des petits spectacles que nous jouions en fin d’année devant parents et amis. Il avait remarqué que j’apprenais assez vite la chorégraphie et je ne détestais pas chanter devant un public. J’y ai joué Les Misérables, mais aussi du Disney. 

Nous habitions Prigonrieux. Quand la Revue du Cercle musical se produisait à Bergerac, ma maman m’y emmenait. À chaque fois c‘était pour moi un émerveillement, j’avais les yeux qui pétillaient, je regardais avec envie Marina magnifique dans ses costumes. Déjà j’avais vraiment envie d’être sur scène.

Plus tard, dans la perspective de monter un Cabaret, ce même Cyril Laparre est venu me trouver. J’avais alors 18 ans et j’ai accepté de jouer au Moonlight Cabaret. Puis j’ai eu d’autres expériences dans des cabarets, dans des tours de chant en première partie.

En 2004, monsieur Gérard Bord – comme vous le savez alors régisseur de la Revue – qui m’avait lui aussi repéré, m’a proposé de rejoindre le Cercle Musical. Le challenge était tout autre, je les ai rejoint.

Avec Bergerac Follement, produit en 2006, c’était follement épanouissant… Nous étions plus de 16 sur scène, tous d’horizons différents. Deux heures de spectacle, des danses complètement différentes. Nos magnifiques costumes sur mesure réalisés par nos ‘cousettes’, une belle scène pour évoluer… C’était magique. 

Vous avez pris des cours de danse, de chant ?

Toute jeune j’ai suivi des cours de GRS – Gymnastique Rythmique Sportive – avec Dominique Taizières. J’ai toujours été très souple et cela me plaisait tous ces mouvements avec des rubans, des cerceaux… Pour le chant, c’est naturel pour moi. J’aime chanter, j’apprends très vite les paroles et je répète, je répète. Comme pour la danse, il faut s’entraîner.

Pour la Revue, les cours du mercredi nous permettent de voir les chorégraphies, les pas. Chez moi je reproduis les mouvements jusqu’à ce qu’ils deviennent naturels, que les gestes soient fluides.

Qu’appréciez-vous à la Revue de Bergerac qui vous fait revenir chaque saison ?

D’une part le fait que j’aime chanter, danser et être sur scène : je joue un rôle, un personnage.. Pourtant, je déteste être autour du monde, je suis presque agoraphobe dans le quotidien.

Ce qui importe à la Revue c’est la cohésion d’équipe. Il faut savoir se mettre au diapason de tous. Ainsi même si dans une chorégraphie on peut lever la jambe plus haute que les autres, il faut savoir s’aligner pour que l’ensemble soit harmonieux. Quand on chante en groupe, notre voix ne doit pas dépasser les autres.

Quel est le moment le plus intense pour vous lors d’une Revue ?

Pour moi sans aucun doute c’est la ‘Dernière’.

À chaque représentation on a bien sûr le stress, il est d’ailleurs indispensable mais comment dire à la ‘Dernière’, on se sent déjà tous nostalgiques. Le public sait aussi que c’est la dernière, il ne vibre pas de la même manière. Certains viennent à la première et la dernière comme ma maman, d’autres ne viennent qu’à la dernière représentation. Nous recevons des fleurs, des cris de joie, des tonnerres d’applaudissements font vibrer la scène et notre cœur. Il y a une telle montée d’adrénaline !

Certes, il y a le poids des 24 spectacles précédents, le fait d’avoir fait des sacrifices pendant 1 mois 1/2. L’équipe de danseurs, chanteurs, comédiens, les habilleuses avons passé des longues soirées ensembles avec les petits aléas de la vie et les petites frictions dus à la tension. D’ailleurs à cette ‘Dernière’ je suis en larmes dès que je rentre dans les coulisses et tout au long du spectacle.

Pour la ‘Dernière’, c’est une tradition, on a chacun prévu un petit cadeau pour les uns les autres en relation ou pas avec ce que l’on a joué dans la Revue. J’ai chez moi une vitrine où je rassemble toutes ces petites attentions.

Tout aux long des 25 représentations, on peut demander au président et à la chorégraphe de porter un nouvel accessoire fétiche ou un objet pendant une chorégraphie sans pour autant la modifier… Parfois même, on concocte des surprises comme nous l’a expliqué Laurent Madeleine, avec la venue sur scène de sa fille. Bref, pendant ce mois 1/2, il y a eu une complicité, une intimité aussi avec toutes ces personnes et nous savons que le lendemain tout s’arrête. C’est très très dur cette coupure. Alors on se revoit lors de soirées pour garder le contact. Et puis, petit à petit on fait le ‘deuil’ de cette revue pour se préparer ou pas à la suivante.

Que diriez-vous pour les inciter des jeunes ou moins jeunes à nous rejoindre ?

Je leur dis « Tentez et faites au moins une fois dans votre vie une Revue ». Il faut du courage, de la persévérance, des sacrifices mais au final le cadeau est tellement intense, tellement extrême. Telle une drogue, on revient chaque saison pour revivre ce moment. 
Holà je sens dans la voix comme un trémolo d’émotion. Hé oui je suis très sensible.

Merci, Nadège pour ce bouleversant témoignage. Cette Revue semble être une partie importante de votre vie où vous y réaliser plus qu’un rêve, une passion.

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